...et pour finir: Kenai, un autre bout de l'Alaska!

Voici le temps venu de mes 15 derniers jours en Alaska.

Et pour feter ca, je m'en vais ramasser de nouvelles histoires, du cote de la peninsule de Kenai, sur la cote Ouest...

et pourquoi pas, voir encore mon amie la baleine,

et pourquoi non plus, danser cette fois-ci avec elle!

Et comme a chaque fois que je choppe le bon fil au bon moment, c'est fluide, et la beaute de la vie se charge de tout bien mettre en place pour mon bonheur.

Coucher de soleil magnifique sur l'une des tentacules du pacifique ocean, bordee de montagnes enneigees.

 

Je dors au bord de l'eau. 

 

Si heureuse d'etre la en solitude, de me faire un feu presque naturellement, sous un ciel d'etoiles par milliers

 

...et une aurore en voile blanc, comme repetant son bout de spectacle, le debut, lorsqu'elle fait son entree de derriere les montagnes, cote Nord.

C'est sur qu'elle n'a pas mis ses costumes de couleur (puisque ce n'est qu'une repetition!), mais j'ai deja la chance d'assister a la "generale'!

 

Comment arriver a imiter, incarner, sublimer une telle danse?

 

 

Au reveil!

aussi beau, autrement beau, qu'au couche!!

En joie!?

 

Ca se decide ce genre de chose. Autant que ca peut nous surprendre!

 

 

Alors c'est la bonne energie pour arreter les voitures.

 

 

Entre autre celle de Daniel, en route vers Seward pour demarrer une nouvelle vie.

J'en dirai plus a son sujet plus tard, car pour l'heure, mon envie fut d'aller jusque Wittier dabord. Pour rejoindre Daniel a Seward ensuite.

Writtier

Petit village industriel, autour du commerce du poisson.

Le temps d'ecrire, de revasser, en buvant une tasse de the, et savourant un plat coreen dans un des rares restos d'ouvert en cette fin de saison pour l'Alaska!

Le temps de cette mise a jour de mon passe et de mon estomac,

et la pluie a cesse.

Meme qu'y a presque du soleil!

 

Alors c'est bel et bien le moment ideal pour aller voir d'un peu plus pres le glacier du coin!

Et comme j'ai bien fait d'en profiter ce jour: des lumieres exceptionnelles!

( Le soleil sur cette cote pacific ne se montrant habituellement que tres peu).

 

J'ai pu non seulement voir apparaitre les glaciers d'en haut, mais les voir en plus sublimes par quelques vapeurs de nuages et des douches de lumiere de ci de la.

Seule que je fus encore.

 

Une courte ballade d'avant-gout pour tester la sante de mon genoux: aie aie aie!!! Il est a bout de voyage! Et ne pourra pas, je le sens, m'accorder beaucoup de temps de marche et de grimpette.

C'est ok.

Je me contenterai du possible.

 

 

Je redescend pour profiter des dernieres belles lumieres du jour finissant, au port du village.

J'y attends que la suite se pointe.

Je reverai d'embarquer a bord d'un de ces bateaux!

 

Dan se parque devant moi.

Nous nous abordons. Je comprends vite que c'est un capitain: il a la barbe longue, vieille et imposante de celui qui a barroude un bon bout, et pas que sur l'eau!

Nous restons la, a la rembarde du pontont, a etirer de beaucoup deja la conversation...jusqu'a ce que je l'accompagne faire une visite des nombreux bateaux dont il s'occupe tout l'hiver durant, a y faire le menage de la neige en sur-dose!

 

J'avais bien dans l'espoir qu'il me fasse dormir dans l'un d'entre eux, voir meme qu'il m'invite a naviguer!

...mais il me propose l'interieur de son camion amenage pour la nuitee, et ne pourra pas m'emmener avec lui sur les flots le lendemain!

Bouhouhouuuuu! 

Nous avons passe une merveilleuse soiree a bavarder, surtout lui, a me raconter de ses voyages aventuresques passes, de ceux qu'il me plairait d'avoir le courage de faire.: au Groenland, dans les terres reculees du Canada ou de l'Alaska, sur les rivieres sauvages, en pleine nature sauvage...Avec lui, c'est sur, j'aurai pas peur!

Je le salue depuis la digue, sous la pluie, et lui qui deja au loin, en plein liquide, ne me voit plus!

 

Ma vie s'en retourne dans l'abri de son camion, qu'il m'a laisse pouvoir utiliser jusqu'a ce que je quitte le village.

Merci.

Besoin de repos,

d'amerrissage, parce qu'en plus de ce genoux qui me torture les nerfs, y'a ma gorge qui s'irrite!

 

Faisant un tour en ville, je re-rencontre le policier d'ici (avec qui nous avons deja beaucoup parle), a la recherche d'une folle qui viendrai d'arriver dans le village?

 

Le fait est que c'est cette folle la qui me prend en stop deux heures apres.

Marylou.

Elle n'est pas dangereuse...juste quelque peu effrayante!!

Elle s'est mis en tete d'acheter, non pas un terrain, mais un territoire entier, pour y creer une reserve naturelle protegee...beau projet, c'est sur!

Mais je la vois quemander le sou a tout bout de champs.

Elle a deja pas de quoi se nourrir elle meme, et le reservoir de sa voiture!!!

 

Ma bon,

nous faisons route ensemble un bout!

Non sans mal aise de ma part...

heureusement qu'il y a sa chienne!

 

...et toujours les glaciers des montagnes!

Je tiens, je supporte, jusqu'a ce qu'elle me depose a Hope...dans la nuit!

Hope

De la, seule dans ce nouveau lieu, j'ai toque "a l'aide", et Rona m'a ouvert sa porte, et offert une part de tarte aux pommes, pour me faire ensuite comprendre qu'il suffisait pour maintenant, et qu'il me fallait maintenant aller affronter le froid et l'humidite de ce creux de montagne innonde ce soir la par une montee des eaux.

Je remarque une petite maison en bois, abandonnee, sans rien dedans...et y installe ma tente...a l'abri du vent.

Journee ensoleillee,

Un orignal dans les pres.

 

Ca commence bien!

Profiter du soleil pour faire secher, de la riviere pour me rincer, et de l'unique "grocery" pour acheter quelques victuailles, a prix coutant!

 

Les allentours...du village.

En chemin, je rencontre Athena, qui tient un chouette petit lieu, avec entre autre des glaces delicieuses!

Elle m'indique une ballade, parfaitement adaptee a mon genoux.

Et de quoi enjouer mes yeux!

 

 

Il s'agit d'un flanc de montagne, qui longe lui-meme l'estuaire du pacifique.

La maree est basse, alors elle montre ses dessous de roche et de sable mouvant, gris.

 

Je chante encore, et ce n'est pas tant que j'en ai l'envie, mais voyez-vous, je n'en ai pas fini d'avoir peur d'etre surprise par un ours ou un orignal!!

 

Un retour de ballade avec un epais voile de pensees.

Des floppees et des floppees de pensees.

Pour sur que ce futur retour commence a me travailler quelque peu.

Que c'est pas simple d'etre presente.

"L'esprit malin fuit les saveurs divines".

Je vois bien ce tapis de feuilles jaunies sous mes pas,

celles qui se precipitent ou se tatent a atterir parmis les autres.

Je sens ces coups de vent qui appellent les arbres a la resistance.

Et moi qui je pense. 

Dans le village, je suis comme une "fugitive"!

Cherchant quelques portes ouvertes, pour un abris a emprunter pour une nuit.

Alors, comme une professionnelle, j'attends le bon moment pour m'imiscer; je longe les murs, effrayee; me cache derriere les arbres ou avance d'un pas rapide et fuyant...

ahhh, l'imagination!

 

Car, en realite, chacun est bien tranquille (ou non), au chaud chez soi,

et personne ne me court apres.

 

Mais je passe quand meme d'une maison a une autre, avec prudence.

Jusqu'a trouver celle qui m'hebergera pour la nuit.

Belle surprise au reveil que de decouvrir l'interieur de cette petite maison en bois genre "petite maison dans la prairie" (comme toutes les maisons d'ici d'ailleurs).

 

Un village en harmonie, tout de bois vetu, ou regne une palpable tranquilite.

 

Le temps est maussade.

Mais se laisse tout de meme traverser par quelques rayons, pour quelques belles photos illuminees!

A passer du temps avec des chevaux.

A errer partout la ou je n'ai pas encore fourre mon nez.

Prendre le temps.

D'un arret pres d'une fenetre, nous observer de derriere la vitre avec un chat,

qui reclame peut-etre mes doigts!

Encore un autre genre de balancoire!

Une qui irait a merveille dans le jardin de ma mere!!

 

L'heure de tendre le pouce a sonne!

Regarder les feuilles se faire envoler, et le vent me souffler par la meme l'inspir de quelques chansons.

 

Une sacre source d'inspiration et de deconnade que ce bas-cote!

A croire que les terrains de jeu sont partout ou on decide de s'amuser.

 

Alors, c'est sur que je ne m'ennuie pas!

Que ca pourrait durer des heures comme ca (puisque personne ne s'arrete!).

Mais....il pleut vachement beaucoup!

 

Et si j'allais boire un chocolat chaud au bar-restaurant d'en face!

Ca me donne l'occasion de quelques beaux echanges, et puis,

Gina, la gerante, m'invite a rester dormir dans la maison ou elle donne ses massages...histoire de laisser passer la pluie une nuit.

 

Dedans, c'est tout beau, tout propre, et lumineux.

Ca sent bon, mon nez dans la moquette, parce que cet espace m'appel immediatement a danser.

Je m'offre une seance de "danse singuliere", en privee.

Une de celle qui s'inscrit sur les pages des moments forts de ma vie.

 

Maintenant que je suis enfermee par la pluie, sous ce toit, que la musique fait remonter les eaux de la source, maintenant que j'ai comme la sensation d'un chez moi, un endroit au chaud ou l'on peut prendre le temps de penser confortablement, alors maintenant, c'est un peu comme l'heure du bilan.

Je le sens bien parce que je pleure, en me rememorant un voyage qui n'a fait comme que passer. Il y a en a eu tant de choses pour chaque jour, et en meme temps, au regard de l'immensite des territoires traverses, pas assez.

L'habituelle insatisfaction qui valse avec l'eternelle reconnaissance d'un tout deja bien rempli. 

"Transformer mes dernieres peurs en benedictions, mon jugement dernier en esprit salvateur, mes envies de conquete en tenue de fete, mes croyances et autres doutes, en evidence.

Des jeux de mot au pied leve, a ceux qui font danser.

A ne plus jamais rien sentir d'autre que l'universalite."

 

Oui, bientot, je vais rentrer, mais je l'jure, ne me laisserai pas parasiter...

pas de trop, pas trop longtemps.

Juste le temps de la confusion.

Pour respirer a nouveau tranquillement dans la seule et unique plausible et louable realite, dans la seule et unique verite: celle ou l'on se sent vrai.

 

La fatigue est la; le bohneur d'etre la aussi.

 

"Si chacun ses besoins de la ou il en est, il en est un , universel et reconnaissable derriere tout autre: l'Amour!

Je dis qu'il y a un Dieu, non pas parce que je l'ai vu, mais parce qu'il m'a trop souvent repondu."

 

 

Le lendemain,

 

il pleut toujours.

J'ose meme pas imaginer tendre le pouce sous cette douche (meme si j'en aurai bien besoin d'une!).

Alors a nouveau rangee a la meme table qu'hier, au bar-restaurant de Gina, j'observe.

Malgre tout ce temps passe en pays anglophone, je n'y comprends toujours rien de ce qui se mache sous la moustache, la barbe de ces "amerloques", avec un chewing gum dans le dessous de la langue!

 

Bon allez hop, j'vais pas y passer ma journee a attendre que la pluie cesse...puisqu'elle ne semble pas vouloir disparaitre de sitot!

J'me jette sous son toit: "partie de stop sous pluie trop serieuse!"

Jusqu'a ce qu'une voiture me sauve de la trempette...pour me deposer plus loin sous d'autres gouttes!

Pour trouver enfin a me faire amener, bien mouillee et tremblante, jusqu'a

Seward

Je retrouve Daniel, qui m'invite alors a rester dormir dans le motel ou il loge.

Les portes s'ouvrent sur une nouvelle histoire de partage entre deux etres en quete de profondeur, en plein changement de vie!

Lui, il a decide de reprendre des etudes aux environs de ses 50 ans, pour devenir infirmier. Et puis il vient d'accepter son premier poste a ce titre...a la prison de Seward!

Il a donc quitte la Californie pour se rendre jusqu'ici.

Pour voir. Pour changer. Tenter l'Alaska.

Au moment ou il m'a pris en stop, deux jours avant, il etait donc en route pour demarrer ce nouveau travail.

Il est bien content d'avoir une premiere amie ici, meme si cette amie ne fait que passer.

Il me touche bien sur. Beaucoup. L'humanitude encore!

Le genre de la ville:

...et du port (ou je trouve encore a discuter avec quelques capitaines solitaires,..a vouloir m'envoler moi aussi, dans une coque a voile. Les trippes!)

 

Et pendant que Daniel travaille toute la journee durant, je me ballade dans les merveilleuses montagnes autour:

Merveilleux moment que je m'accorde une nuit, sous pretexte d'aller voir a tout hasard si une aurore...? Et puis de me retrouver toute emue a marcher dans les rues de la nuit jusqu'au bord de mes larmes.

Grosse floppee. Apres 9 mois de tout ce trop plein de vecu aux histoires incroyables et fortes...c'est maintenant que ca realise, que ca lache!

 

Je sais bien que c'en est pas fini pour moi de voyager. Mais il n'empeche que c'est l'unique et memorable commencement d'une nouvelle vie pour moi!

 

Alors c'est enorme.

Alors je marche dans l'ombre illuminee de la nuit, au ciel parfaitement etoile,

la neige des sommets m'apparaissant.

 

Et encore une balancoire a tester.

L'amie Corneille: toujours sur mon chemin!

Maintenant que j'ai fait ce que j'avais a y faire, et dis certaine de ces choses que j'avais a lui dire, apres 4 jours de vie de couple, je quitte Seward, et Daniel.

Fidele au poste de mes traversees entre deux ville-villages: la pluie!

 

M'est venue l'idee, avant de partir, de realiser un reve de plus, celui que j'ai trimballe tout au long de ce voyage: une danse avec une baleine! Depuis le temps que j'en revai...et cette peinture geante bien trop tentante!

Du coup, j'invite Daniel a venir sous les goutes avec moi.

C'est pas l'extase! La pluie pleut trop genereusement.

 

En meme temps, si j'avais vraiment danse avec une vrai baleine dans l'ocean, j'aurai ete bien plus mouillee que ca!!

En chemin, je l'accompagne amener ses premiers cartons dans son tout nouvel appartement. Participer au demarrage de son demenagement, encore une drole de situation de partage, entre deux presques inconnus!

Et puis toujours dans l'ambiance "il pleut il mouuille", Daniel accepte de m'amener voir un glacier de plus pres.

Il reste au chaud et au repos dans sa voiture, pendant que, seule, je m'en vais rencontrer ce monstre de glace!!!

Un tete a tete aussi effrayant que magique!

Depend du regard que l'on y pose.

En ayant meme la possibilite de passer d'une sensation a l'autre!

Nous reprenons la route,

...jusqu'a ce que le croisement nous separre.

Une relation forte de plus a qui il faut savoir dire "adieu"!

Kenai

Me voici dans la capitale de cette peninsule.

Qui porte le nom de la peninsule elle-meme: Kenai.

 

Je m'y retrouve seule cette fois.

Hebergee par moi-meme, sous ma modeste tente,

mais bien luxueuse vue de depuis l'emplacement choisi pour la nuit: une falaise au-dessus du plat pacifique!

Une ballade de fin de journee, dans l'ambiance "vaguelettes echouees"!

Quelques lions de mer sortant leurs tetes pour respirer, ou par simple curiosite,

et  toujours ces oiseaux mouchetes ou non, de ces lieux, milieux marins: les mouettes!

Elles m'offrent alors un bien beau ballet en ce soleil couchant.

...tant de beautes en ce monde!

Pour si peu de bonheur savoure,

de ceux que l'on ne sait pouvoir apprecier,

lorsque que l'on se sent de trop parasite,

par quelques gluantes pensees.

 

Ce matin, au leve, mon bide est en vrac et ma tete patraque.

Je suis apparement malade.

De quoi? Je ne sais pas.

Mais je traine une lourde fatigue toute la journee.

 

Ce qui ne m'empeche pas d'aller marcher,

encore sur le meme bord de plage.

Ne profitant qu'a peine tant je peine a avancer,

et a m'emerveiller.

Encore plus dur de me rendre jusqu'a Homer dans cet etat la.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heureusement que je trouve a me faire sortir de la ville facilement, et que je n'attends pas trop sur le bord de route, et que quelqu'un m'amene en suivant directement jusqu'a

Homer

et jusque dans un hostel pour me poser: Seaside Farm's.

 

Alors c'est sur qu'en arrivant ca a des airs de paradis...mais que j'arrive ici pil poil au moment de la liquidation et de la mise en viande de quelques veaux de la ferme.

Et en meme temps, au moment ou l'hostel vient juste de fermer ses portes.

Mossy accepte de les rouvrir pour moi, et m'offre meme d'y rester pour presque rien, si je l'aide a la ferme!

Parfait.

 

Je me retrouve seule dans une grande maison, rien que pour moi!

Pour cette cloture de mon sejour en Alaska.

Pour une convalescence a reposer,

Parce que mon ventre me torture de plus en plus les trippes!!

C'est donc le moment de l'annee, le jour de l'annee, ou les vies de trois veaux prennent fin.

J'entends la detonation au petit matin, entre voit la mise a mort, et toute cette agitation autour de la scene, autant du cote des humains que des vaches!

Je pensais pouvoir acccueillir simplement. Mais non. Je pleure. Ca enrage et s'effronte a l'interieur de moi.

"J'les ai vu les gros yeux de la vache; de ceux qui interrogent sans accuser, de ceux qui reclament une reponse a ce: ou est-il? Sans aucune psychologie derriere cela. Juste de l'emotion. Juste un lien d'affection d'avec son petit qui s'eteint peu a peu...jusqu'a retrouver la quietude du present.

Elles sont fortes pour ca les vaches."

 

Il n'empeche que j'entends pleurer, le temps d'un jour et d'une nuit, la vache qui meugle la disparition de son petit.

M'en vais la voir. Lui offrir mon pardon pour cette humanite en apprentissage, qui ne sait parfois pas ce qu'elle fait.

Nous pleurons ensemble, les yeux dans les yeux.

Je traine mon corps malade au-dehors.

 

Jusqu'a me retrouver sur la balancoire de l'arbre de l'ecureuil.

 

Adorable,

Coquin,

Curieux,

Joueur,

Gourmand,

Independant,

Seducteur,

Malin,

 

 

et Caracteriel!

Je cloture cette journee forte en emotion, avec une petite ballade sur le bord de la plage de l'hostel!

Il ne pleut plus aujourd'hui, et le soleil fait du bien a sentir.

Bien reposee, bien que me sentant encore faible, je ne peux decidement pas rester au lit. Dehors un ciel qui promet d'etre bleu, et deja l'agitation des travailleurs de la ferme.

 

Ok. C'est parti pour une marche!

Le temps, lent, de me preparrer, de choisir les affaires a prendre et a laisser.

Je laisse les vaches a leur nouveau paturage, et m'en vais du cote maritime de cette ville: la digue.

Une des plus longue d'Amerique du Nord. Il y a donc de quoi y marcher...pas trop, juste assez pour une revenante "au pas".

Mes pensees baignent dans l'appres coup de ce voyage, pourtant pas fini.

Terrible!

Un sourire qui ne veut pas se montrer. Un plaisir qui ne sait plus comment s'y prendre pour me seduire. Pourtant tout y est: le ciel bleu, le soleil chaud, les chaines de montagnes enneigees et en glacier, des vagues apaisantes........comme quoi,

l'exterieur n'y peut pas grand chose de mes etats d'ame!

 

Et puis arrive le moment de la surprise: la-bas au loin, un festival de jets d'eau!!!!

Des baleines, plein de baleines!!!!!

La-bas au loin.

Et pas moyen d'aller les rejoindre.

Je tente des heures durant de trouver a partir en mer en rodant sur les pontonts du port.

Mais non. Rien.

Rrrah! Quelle frustration! Le temps est aussi ideal pour une sortie en mer qu'il l'est pour les baleines de s'amuser dans les eaux.

Me rendre a l'evidence: si je veux vraiment prendre le temps avec elles, il me faut partir en mer quelques temps, a souffler moi-meme sur la voile!

J'y viendai.

"J'ai toute la Vie", je me dis.

Alors voila, mon petit sejour de 24h sur cette digue touche a sa fin.

J'ai quand meme eu la chance de pouvoir dormir au chaud dans un vieux camping car, a vendre, nomme: Brave! (Courage).

 

Et puis de voir vivre, d'aussi pres que les bateaux du port, une otarie mangeant, se toilettant, jouant: un regal de vie apparement!

 

Disons que je me sens comme en decrepitude de ce voyage!

 

Alors le mieux c'est encore de se remettre en route, pour ne pas croupir.

Delier le corps et la langue!!!!

Le vivant me reprend; ca se sent du dedans et reillumine mon present.

 

Derriere moi maintenant,

elles dansent encore,

les baleines a jet!!!!

C'est comme de subites exclamations de je ne sais quoi qui tendent vers le ciel.

 

Mal de dos. Mal de digestion.

Retour a la ferme, avec l'envie d'y rester cette fois-ci.

Mossy est un vrai papillon et Coni semble innaprochable.

Mais peu a peu, le lien se tisse, et Mossy me fait des propositions qui me font m'installer davantage ici jusqu'a la limite derniere de mon retour.

C'est surement parfait, et ce lieu de transition entre la fin de ce voyage et celui qui m'attend en France, me scie a merveille.

Il me permet de me poser, d'y calmer mes pensees...et de me reposer avant le grand rush de la derniere ligne droite!

 

 

Quelle belle journee qui vient de passer la;

a l'image du "prendre la vie comme elle vient"!

 

Une journee a la ferme, a eplucher et couper des navets,

a suivre Mossy jusqu'a la fin de la route principale de cette peninsule, vers l'Est, la ou se trouvent vivre la plupart des russes du coin,

jusque la ou paturent ses chevaux!

Demain c'est sur, nous les rapatrions a la ferme.

Un reve de plus qui va pouvoir se realiser, juste a l'aube de mon depart.

 

Quelle femme cette Mossy!

Si particuliere. Et qui bleuferait quiconque avec son age et son apparence.

Une energie presque plus debordante que la mienne!

Ca me rappelle subitement ces petits vieux monsieurs qui m'essoufflent sur des valses effreinees!!

 

Les vaches, les veaux,

J'aime votre curiosite, autant que votre patience, vos regards percants et votre rythme tranquille.

J'aime prendre le temps avec vous!

Et puis il y a ces moments de partage, tout aussi precieux, avec Ryan, le voisin de "cabine", et son chien fou, Bear.

 

Ensemble nous marchons sur la plage.

 

Je tends l'oreille a la panoplie de ses mots;

me fait lecher mainte et maintes fois par son chien

(quand ce n'est pas par le cheval ou le veau: que de tendresse et de jeu, une fois l'apprivoisement conclu).

 

 

 

Ne trouvez-vous pas qu'elle danse, cette pieuvre echouee!?

Sortie au saloon ce soir!

Avec la plus grosse pizza de ma vie entre les mains, et une biere locale pour feter ca!

J'ose, bien que tremblante, offrir deux melodies a la guimbarde, au micro "open a tous"!

Encore une partie de billard; de belles gens et des paumes.

 

La vie simple, comme je l'aime, qui comprend le bonheur dans toute sa fluidite, et sa suffisance.

Une vie qui continue a me surprendre decidement, et a me rappeler sans cesse que

   "tout est parfait".

Et que de ce fait, je n'ai rien a vouloir, a demander.

Alors qu'est-ce qui fait que de ma priere d'hier soir, ou de ma destinee, mon reve de monter a cheval, quelque part dans ce voyage, va pour se realiser?

 

Me voici donc pour de vrai a dos de cheval.

Nininia elle s'appelle.

 

Il s'agit de trouver le confort de la confiance dans cette nouvelle relation,

autant pour cette jument que pour moi.

Les chevaux ont ca de fabuleux, qu'ils nous apprennent a etre claire dans nos intentions, decisions et indications.

Et ce n'est pas simple desuite. Et Nininia sent ma peur qui arrive a grand pas de panique, a ne plus savoir comment m'y prendre pour faire comprendre.

Elle s'affole a son tour.

Heureusement qu'y a Mossy, qui me reapprend a savoir y faire.

Ca finit par se calmer.

Et apres cela, il n'y a plus qu'a savourer le confort de cette monture, jusqu'au triple galop sur le sable mou!!!

Un regal,

et une enorme speciale pensee pour ma chere mere!

Merci de m'avoir appris un jour...

Apres, il faut le temps que le corps s'en remette!

Et puis il m'a fallu me presser a partir, a quitter ce lieu cher en accueil.

Fissa fissa, saluer Coni de loin, enlasser Mossy de pres,

apres avoir acheter sa voix en souvenir.

 

Et puis Ryan et Bear m'emmenent jusqu'a Soldotna,

sur la route principale qui mene a Anchorage

...le retour....l'avion!

Ca va que j'ai la motivation du retour, parce que quitter un lieu aussi magique et des gens aussi chouettes...!

Alors salut Ryan! Je te promets une lettre...pour un jour. Et peut-etre meme que ce jour la tu verras enfin une superbe aurore boreale!?

 

Ma decision est prise: "je veux etre a Anchorage ce soir!".

"Tres bien", me repond la Vie; et elle me presente Donald, comme dernier "rider car" de ce periple a travers l'Amerique du Nord en stop!

 

Je quitte la nature sauvage, la nuit tombante.

Je peux tout de meme voir perdurer le blanc des sommets bien apres les ombres de la nuit, bercee par la voix si douce de Mossy, gravee a jamais sur un CD.

 

Retour a Anchorage!

De retour a Anchorage, y'a Mariya qui me saute dans les bras. Toujours aussi fatiguee de son travail a l'hostel.

 

Nous voici pour la premiere fois rien que toutes les deux, a partager de nos vies de femme et de grande voyageuse!

 

Retrouver l'ami John,

l'orner d'une superbe cravate,

 

et la rappeler a quelques conseils de beaute,

qui ont bien a voir avec celle de l'interieur!

 

S'en dire encore sur cette importance de nos choix dans le dessein de nos vies.

 

Sur nos propres potentiel a generer de la joie de vivre en nous-meme.

 

Et nous emouvoir de nos etres a fleur de peau.

Puis vient le jour du dernier jour en Alaska.

Aussi simplement que ca.

Juste besoin de m'appreter a mes necessites.

..........................................................................tout ca!

 

Une fois liberee de mes petites histoires personnelles, nous allons en ville avec Marya, en quete d'un bar

...pour nous retrouver finalement au restaurant.

Et je l'invite cette "Miss Cadeaux"!

Puis nous nous rendons au bar ou nous avons rendez-vous avec John, plus tard dans la soiree.

Y'a de la bonne musique live...enfin!

Je tente un lache de danse, difficile ( tant ca ne danse pas autour!).

Ca encourage au moins Mariya!

John arrive lorsque le concert est termine.

 

Marcher dans les rues du centre, bras dessus bras dessous, a la recherche d'un bar ideal pour trinquer "a mon depart"!

 

Mon depart.

 

Pas grand chose a dire.

Quelques conseils de vie.

 

et puis:

"A bientot?"

 

Je vous remercie,

et vous aime.

Cadeaux d'envol: une vue du ciel incroyable sur les chaines montagnes Rocheuses!

 

Alaska cherie.

Plus qu'une promesse,

une evidence:

 

Je reviendrai.

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Commentaires: 1
  • #1

    malena (lundi, 24 octobre 2011 14:33)

    Querida Mael, je viens de voir que t'a était reçu par le soleil hier, quelle beaux dimanche, il se colorier spécialement pour te accueillir. Je ne me suis pas donner le temps de voir les détailles de ton dernier récit, parce qu........ mais comme a chaque fois, il a beaucoup d'émotions que monte quand je suis avec toi, sur ton chemin.
    Nos abrazaremos un des ces jours bien sur.
    Amor et la bien venu a toi.
    Malena